dimanche 15 novembre 2020

Des costumes de princesses

Suite à une discussion avec mon beau-frère, je me suis proposée de réaliser pour une de mes nièces un costume. La commande initiale c'était "nécromancienne", mais bon pour un fillette de 2 ans, ça faisait un peu trop ... sombre? Alors je suis partie sur une robe de princesse / sorcière. Comme ça elle aura aussi un costume si elle souhaite faire Halloween. Et quitte à faire un costume de princesse, autant en faire trois: un pour la grande sœur de la dite nièce, ainsi qu'un dernier pour ma fille.

Dans mes magazines Burda Style, seuls deux numéros comportaient un dossier de costumes pour enfants. Finalement, seule la robe 138 du numéro de janvier 2016 se rapprochait de l'idée que je me faisait d'un tel costume. Pas de chapeau ni de col, la jupe et le top seraient suffisants.

Voyant le reconfinement se rapprocher, je me suis dit qu'il était urgent d'avoir toutes les fournitures sous la main pour occuper certaines de mes soirées de novembre. Je pensais alors que les magasins de tissus fermeraient: quelle est l'urgence d'avoir sous la main un coupon de tissus ou des bobines de fil? Sauf si on considère que c'est une addiction comme le tabac...

C'est donc un jeudi midi, veille de confinement que je suis partie, telle un mouton, en direction du magasin Myrtilles à côté de chez moi. Une file d'attente terrible à l'entrée, et une ambiance de demi-affolement à l'intérieur. Je n'ai pas eu beaucoup de temps pour identifier les coupons qui feraient l'affaire. Et j'ai acheté des quantités beaucoup trop importantes, en me fiant au tableau des métrages du magazine alors que je ne comptais faire que deux épaisseurs de jupe sur les quatre du modèle.

Pour les costumes des plus petites: des costumes dans les tons rouge et noir. Pour la plus grande, des tons bleu/vert et doré. Les hauts sont principalement en double gaze de coton (sauf pour une des basques, j'étais à cours de matière première) et pour les jupes une épaisseur en coton avec un voile synthétique par dessus.

Les jupes (chacune constituée d'un disque complet) représentent un linéaire considérable d'ourlets. J'ai donc opté pour des ourlets roulottés à la surjeteuse. En lisant bien évidemment la notice de la machine pour les réglages.

Pour le reste j'ai un peu tâtonné en tentant de suivre à la lettre les consignes du patron. J'ai d'ailleurs été étonnée de certaines finitions, moins abouties qu'habituellement chez Burda. Par exemple, un ourlet simple sur les manches (avec une finition à la main), alors d'une parementure serait à mon avis plus adaptée pour faire une jolie pointe.

Un petit aperçu de l'envers d'une des robes, avec des parementures pour les manches:

Un zoom des tissus pour les robes "rouge et noir":


La robe bleue a vraiment une allure royale avec ses dorures:


 

Voici les robes de ma fille et de ma nièce:

 





samedi 7 novembre 2020

Pantalon beige

A force de porter et réparer mes pantalons, je dois me rendre à l'évidence: certains sont trop usés pour continuer plus loin.

Il est temps de coudre un nouveau pantalon. Le cahier des charges est simple: pas trop long à coudre, mettable au bureau mais pouvant intégrer une tenue décontractée.

Hop hop, on sort les range-revues où sont regroupés les magazines Burda... C'est le pantalon 107 du magazine Burda Style de novembre 2012 (ça fait plusieurs années que je n'ai pas acheté un nouveau numéro!). Des poches italiennes devant, pas de poches à l'arrière, pas de passants de ceinture. De quoi avancer assez rapidement!


Pour le tissus, un petit effort pour être en phase avec mes convictions: acheter de la qualité, si possible écologique et éthique, même si c'est un peu plus cher.

Je suis allée dans la boutique des Embobineuses à Nantes, laquelle - ça tombe plutôt bien - se trouve à côté de chez moi. J'ai choisi une Gabardine Beige Amandine Cha (certifiée GOTS). 1.40m à 25€ le mètre, cela reste raisonnable par rapport au prix d'un pantalon écologique dans le commerce. 

Pour les fonds de poches, des restes de mon stock. Le zip de la braguette est de récupération, de même que les deux boutons.

(attention, photos réalisées sans repassage préalable, après portage...)






 Pas de difficultés particulières. J'aurais sans doute du entoiler la ceinture comme préconisé, ça lui aurait donné plus de tenue. Je me suis dit que les deux épaisseurs de gabardine étaient suffisantes. Je n'avais pas d’agrafe sous la main pour la fermeture de la ceinture, alors j'ai mis une boutonnière à la place, en complément de celle qui se trouve côté intérieur. Ma machine à coudre n'a pas aimé les variations d'épaisseur et m'a sorti des boutonnières toutes moches en décalé, grrr. Le tissu n'aurait pas supporté de découdre la deuxième tentative de boutonnière alors je me suis arrêtée avec une finition pas totalement satisfaisante.

Le pantalon est confortable. La coupe est satisfaisante, mais je pense que j'aurais pu faire des pinces plus grandes à l'arrière pour que la taille baille moins. Les poches italiennes baillent un peu, j'aurais du ajouter du ruban en sergé pour limiter la déformation! Je n'ai pour le moment pas la patience de faire des toiles pour adapter vraiment les patrons à ma morphologie et éliminer les plis disgracieux, mais c'est tout à fait mettable! Il est possible de je que récidive avec un coupon différent...


jeudi 8 octobre 2020

Culottes Bel Air

Tout le monde se met à coudre des sous-vêtements, et je n'y échappe pas.

Je commence très modestement avec des culottes.

J'avais commandé il y a deux ans des élastiques à culotte chez mapetitemercerie, car ce projet trottait déjà dans ma tête, mais il n'était sans doute pas assez mature pour m'y atteler. Je ne suis passée à l'acte que récemment. Il faut dire que je n'ai plus beaucoup de coupons de tissu suffisamment grands pour me faire des vêtements, alors forcément l'éventail de projets réalisables sans virée dans un magasin de tissu commençait à se refermer!

Quelques recherches sur internet plus tard, j'ai acheté le patron de culotte Bel Air. La forme correspond à ce que je porte quotidiennement, et le fait d'avoir une version en chaîne et trame laisse entrevoir l'utilisation de tissus aux motifs variés, puisés dans le stock existant de préférence!

J'ai fait mes débuts sur la version en jersey, avec mes élastiques d'il y a deux ans.

Impression et découpage du patron, jusque là tout va bien.

Assemblage des pièces, ok, ok...

Piquage des élastique... hum... une bonne heure à me prendre la tête, pour un résultat très moche, si devoir arrêter le piquage pour redéfaire peut être appelé un résultat...Impossible de tendre les élastiques convenablement sur le jersey qui finissait par se déformer. Autant dire qu'après cette séance j'étais d'humeur exécrable. Les échecs en couture, c'est terrible pour ça!

Et là, je me suis souvenue que si j'avais opté pour une machine à coudre Husqvarna Emerald, c'était pour le pied double entrainement amovible. Ce pied, je ne l'utilise jamais en temps normal, mais pour le piquage des élastiques sur du jersey, je dois avouer que ça change absolument tout! 

J'ai donc pu finir ces deux culottes, portées et validées depuis!

Petit bémol, le fait de piquer deux fois les élastiques (une fois endroit contre endroit, et une fois après avoir replié l'élastique vers l'intérieur), cela fait un résultat pas super régulier si les points zig zag sont décalés. Je pense que je vais pouvoir vivre avec.




mardi 8 septembre 2020

Maison de voyage Sylvania

Voilà une couture impulsive par excellence! Celle basée sur aucun besoin mais qui fait tellement plaisir!

J'ai vu il y a quelques jours sur Thread and Needles le projet de Paulo: un sac / trousse avec un rabat permettant de reconstituer une petite maison pour que les enfants puissent emporter leurs figurines partout! Là, ma fibre d'amour pour les petits personnages et leurs accessoires s'est réveillée tout d'un coup, et j'ai eu très envie d'en faire une autre version. Quand j'étais petite, je ne me souviens pas qu'il y avait des Sylvanias, mais j'enviais beaucoup ma voisine Marion qui avait une maison meublée pour ses Petits Malins.

J'ai un très bon alibi pour me faire plaisir sur un tel projet: ma fille de deux ans qui peut-être aura le droit d'y toucher si j'accepte de le lui laisser!

J'ai bidouillé un montage maison pour le sac. J'aurais dû mieux lire l'article descriptif du projet initial sur Thread and Needles, car le montage proposé était beaucoup plus simple que celui dans lequel je me suis lancée... 

Côté ameublement, j'ai voulu ajouter des petits éléments pour jouer / ranger: baignoire dépliable avec douchette, four avec porte ouvrable, frigo qui s'ouvre avec pochettes, petits rangements...

Vous commencez à connaître le refrain: j'ai essayé de faire avec les fournitures que j'ai déjà à la maison. Je dois reconnaître que ce type de projet permet de consommer pas mal de petits bouts de machins que l'on a l'habitude de stocker: 40cm de sangle, des minis bouts d'élastiques, de petites chutes de tissus... 

Pour la fermeture éclair, j'ai recyclé une fermeture que j'avais démontée sur un vêtement usagé. Le pommeau de douche a été découpé dans un emballage de crème (mais oui, les briques longue conservation!). Et j'ai réussi à reformer un panneau de molleton rigide en assemblant au point zigzag deux chutes.

Il m'a tout de même fallu retourner en magasin car il me manquait de quoi rigidifier la seconde face du sac!






 

jeudi 20 août 2020

Gigoteuse légère

La canicule étant arrivée, ma fille se réveillait sans cesse en ayant trop chaud. La routine des jeunes enfants étant ce qu'elle est, impossible pour elle d'aller au lit sans gigoteuse: crise de larmes, hurlements...

En urgence, j'ai donc cousu une gigoteuse encore plus légère le temps d'une sieste.

J'avais conservé des draps pas si vieux, mais inutilisables car déchirés. J'ai coupé les pièces de tissus dedans sur la base d'une gigoteuse que nous avions déjà. C'était une couture express, donc j'ai simplifié au maximum: pas de fermeture éclair sur le côté et une parementure en partie haute plutôt que du biais. Deux pressions KAM et le tour était joué!


 

vendredi 17 juillet 2020

La chemise (froissée) du sheriff

Il y a des choses difficiles à refuser à sa progéniture.
Pour moi ce sont les demandes de déguisements. Tout ça est sans doute issu d'une frustration issue de ma propre enfance, mais passons...
J'avais déjà fait un costume de pirate pour mon fils, qu'il avait eu l'occasion de porter à plusieurs reprises. Mais pour ce dernier jour d'école maternelle, son envie était plus tôt au far west qu'aux vastes océans! Au vu du faible temps dont je disposais, nous avons réussi à orienter la demande vers une chemise de sheriff qui irait compléter les quelques accessoires déjà disponibles à la maison.

J'ai trouvé le modèle de chemise "Lenni"dans le Ottobre enfants 06/2012.
Heureusement j'avais un coupon de coton marron dans mon coffre à tissus, validé par mon fils, ainsi que des boutons de chemise recyclés d'anciens vêtements.
Pour donner un petit côté far west, j'ai utilisé un bout de tissu à carreaux pour le haut du dos. J'ai ajouté un appliqué en feutrine sur une poche pour imiter l'étoile du Sheriff.





Bien que les chemises soient un peu fastidieuses à coudre, j'avoue que j'apprécie l'exercice, car il y a plein de jolis détails techniques... et moi j'aime bien les détails!
La chemise a été portée quatre jours d'affilée, la victoire est donc totale!


lundi 13 juillet 2020

T-shirt enfant manches longues Totoro

Ma nièce voulait un t-shirt comme celui de sa maman!
Facile! Un magazine Ottobre, un morceau de jersey, de la peinture textile et c'est parti!

Voici les références du modèle: blouse Cloudy Sky du magazine Ottobre enfants 04/2016
Pour la peinture, j'ai essayé d'essayer une technique différente. Alors que pour les précédentes fois je faisait au pinceau fin avec de la peinture textile en pot, j'ai tenté un dessin avec un feutre textile (Pebeo Setacolor). Je ne suis pas tout à fait convaincue du résultat. Certes, on dessine plus vite, pas besoin de tremper le pinceau dans la peinture tous les 3cm, mais les traits sont plus grossiers qu'au pinceau.